L’histoire de Véronique qui voulait être forte

L’histoire de Véronique qui voulait être forte

Je viens aujourd’hui vous partager le témoignage de Véronique pour qui la rencontre avec la formation PRH a été déterminante. Voici ce qu’elle en dit.

Dans ma famille, au travail et avec mes amis, j’ai toujours été considérée comme une personne capable d’en prendre. Je me suis souvent fait dire que je suis forte. J’ai fini par croire que c’était ce qu’on attendait de moi.  Et quand il m’arrivait de flancher, je me voyais comme quelqu’un de faible. Je m’en voulais de ne pas être forte. Je me critiquais, je me décevais moi-même. Je détestais me sentir déstabilisée et je faisais tout ce que je pouvais pour ne pas le montrer, pour continuer d’afficher que j’étais capable d’en prendre. Je disais même que je n’avais besoin de personne.

Pendant cette période de ma vie, une personne importante pour moi m’a parlé de développement personnel. Je lui avais répondu que c’était pour les faibles et que ce n’était pas pour moi. Je ne m’étais pas rendue compte que je venais de lui dire qu’elle était faible à mes yeux puisqu’elle vivait ce type de démarche.

Puis, en 2015, ma fille de 16 ans a reçu un diagnostic grave mettant sa vie en danger. Mon image de femme forte s’est fracturée d’un coup. C’est ma fille qui était malade et c’est moi qui s’écroulais. Je me suis rendue compte que je n’avais qu’une façade de femme forte et qu’une façade, ça part facilement au vent quand arrive une tornade de la vie. J’ai réfléchi, beaucoup réfléchi. Je voulais être forte pour ma fille, pour l’aider à faire face à sa maladie, mais je ne voulais pas d’une force artificielle. Je voulais savoir si j’avais de vraies forces en moi pour arriver à soutenir ma fille.

C’est à ce moment que je suis retournée vers cette personne importante qui m’avait parlé de développement personnel en espérant qu’elle voudrait encore me parler. Sans aucune rancune, elle a répondu à mes questions. Elle m’a parlé de la formation PRH qui l’avait beaucoup aidée à devenir plus solide et plus stable dans les épreuves. Je me demandais bien comment cela pouvait se faire. Elle m’a dit qu’il y a une grande différence entre « se convaincre » qu’on est fort et « faire l’expérience de ses propres forces ». Elle a ajouté qu’aujourd’hui, elle sent véritablement la fiabilité de ses forces à l’intérieur d’elle-même et qu’elle peut leur faire confiance en tout temps.

J’ai dit : « C’est exactement ce qu’il me faut. Par quoi je commence? »

Aujourd’hui, je peux dire que je suis en route pour me bâtir une vraie solidité personnelle. J’accompagne ma fille de plus près, je suis plus calme et plus stable. Ça ne veut pas dire que je ne vis rien de difficile à ses côtés. J’ai peur de la perdre et il y a des jours où je me sens vulnérable. Mais je parviens à accepter mes bouleversements émotionnels et à mieux les gérer. Le développement de mes forces ne me rend pas invincible. Au contraire, avoir plus de forces intérieures me rend capable de vivre mes vulnérabilités sans me décevoir et j’ai de moins en moins besoin de me cacher derrière une façade de personne forte qui me servait de fausse sécurité. Cette fois-ci, c’est une vraie force que je développe et elle me rend plus résiliente.

 

Véronique

Le témoignage de Véronique rejoint-il votre expérience personnelle?  Avez-vous tendance aussi à vouloir afficher une image de personne forte?  Si vous avez besoin de découvrir vos véritables forces intérieures pouvant vous servir d’appui afin de mieux traverser les épreuves de votre vie, vous êtes bienvenus à l’école de formation PRH (en débutant avec la formation « Qui suis-je? »).

Diane Plante, formatrice PRH

Commenter ( 1 )

  • Francine Sabourin

    Oui, cette histoire résonne pour moi. C’est étrange mais c’est ma stature physique qui fait penser aux gens que je suis forte. Et pourtant, mes ennuis cardiaques prouvent bien toute ma fragilité. De plus, il y’a la fragilité psychologique bien sûr. J’ai certes acquis une solidité d’être mais en certains temps, c’est une autre chose. Merci pour ce témoignage de Véronique. Non, le travail sur soi n’est pas pour les faibles!

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