Être là pour l’autre, sans se perdre…

Ton propos, Caroline, m’amène à réfléchir à la complexité des relations. À chaque jour, nous entrons en relation avec notre conjoint, nos enfants, nos collègues, etc. de manière bien souvent inconsciente, naturelle, allant de soi, sans trop se questionner sur ce que nous projetons, ce que nous laissons comme trace…

Être en relation va au-delà de « communiquer ». C’est aussi être en lien avec l’autre, lâcher prise sur ce que nous sommes, surtout sur notre confort. C’est aller vers une zone d’inconfort, et même de risque qui nous plonge essentiellement vers qui nous sommes réellement comme acteur social. C’est aussi, ce que tu évoques dans ton texte, soit de se questionner et d’évoluer soi-même pour permettre à l’autre de grandir.

Comme adulte, comme adulte éducateur, par nos fonctions respectives, nous sommes à réfléchir constamment sur la place que nous prenons et que nous voulons laisser à l’autre, à l’enfant, à son devenir…  Trop souvent, notre propre confort nous empêche d’aller vers l’autre et de prendre le temps de le connaître, de le comprendre… Trop souvent, nos désirs d’enfant et notre responsabilité d’éducateur s’entrecroisent… Trop souvent nos systèmes de référence s’entremêlent avec la réalité de l’autre et trop souvent l’autre, dans son entité, n’est pas considéré à sa juste valeur.

Mais comment laisser la place à l’autre sans perdre sa place, ses valeurs, ses convictions, ses principes qui guident notre vie, nos projets, nos rêves? Ces temps-ci, dans le cadre de mon travail, je revisite la politique familiale du Québec qui a été mise en place en 1997, déjà vingt ans, et je me questionne à savoir : « est-ce que les enfants sont toujours au cœur de nos choix? ».

Johanne

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