Ces travailleurs de l’ombre, enrichissement de notre collectivité

Il fait beau. Je cours dans le parc comme je le fais régulièrement. C’est un endroit magnifique longeant l’estuaire de la rivière et donnant accès à toute cette belle nature à deux pas de chez-moi.

En chemin, un homme et une femme attirent mon attention. Sac et outil à la main, je les perçois observateurs, en recherche. Allant au bout de ma curiosité de leur quête, ils me révèlent porter attention à l’état du parc et des sentiers : un déchet ici, une branche nuisible là. Je les sens heureux. Revient en moi l’image de ces deux hommes qui s’affairaient dernièrement à réparer le terrain suite à une crue des eaux. Et toutes ces décorations qui apparaissent comme par magie tout au long des sentiers au temps des Fêtes et à la Saint-Valentin.

Je me sens interpellée par ces travailleurs de l’ombre qui œuvrent dans la gratuité. Cette gratuité où je ne me vis pas dans l’effort, mais plutôt dans le bonheur de vivre le cœur de moi : faire ce que j’aime, suivre mes élans du cœur, vivre mon être en mes talents, forces et capacités.

Je quitte cet homme et cette femme, touchée par leur gratuité de cœur. Je perçois en eux la gratification de contribuer au mieux-être collectif en étant eux-mêmes dans la simplicité, sans autre attente. Je m’émerveille à chaque fois de sentir ces hommes et ces femmes heureux de vivre leur contribution.

Je reprends mon chemin plus joyeuse, éveillée par cet aspect collectif qui m’importe également. Je profite pleinement de ce parc embelli, invitant et vivant; lieu d’évasion, de contemplation pour certains, de rencontre et d’échange pour d’autres.

ET MOI?

QUELLE EST MA DISPONIBILITÉ DE GRATUITÉ POUR L’AUTRE

EN FIDÉLITÉ À MON RÉEL D’AUJOURD’HUI?

Mon sourire aux passants devient plus senti et moins machinal, vivant mon accueil et mon ouverture à l’autre. Monte en moi le désir de visiter mes proches pour le bonheur de vivre la relation et non par devoir.

Chacun de ces actes, vécu sans tambour ni trompette, prend son importance de par son impact constructeur sur le monde qui nous entoure.

J’exprime ma gratitude à tous ceux et celles qui, en vivant ce qu’ils sont avec bonheur, œuvrent à une société meilleure, une société plus humaine.

Joanne Daneau, formatrice PRH

Des commentaires à propos de “2”

  1. J’ai vu aussi un homme qui vient régulièrement réparer et amélioré le sentier de la rivière Amédée avec sa femme. Je l’ai félicité de mettre de l’énergie gratuitement parce que c’est un nouveau sentier. J’ai découvert qu’il est un grand marcheur en parlant avec lui. Ce sentier est une beauté, j’y vais régulièrement avec mes filles. bonne journée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *