Pensées d’été

Mes pensées me font penser! Le jeu de mots est facile, mais il décrit bien ce que je vis. Ces petites fleurs, dans le soleil des premières heures du matin, n’en finissent plus de me parler. Je viens simplement vous partager ce qu’elles me disent.

Quand elles tournent automatiquement leur petite face vers le soleil radieux du matin, qu’elles prennent tout leur temps pour goûter cette lumière qui les traverse, cet amour qui les réchauffe, qui les redresse, elles me disent : « Nous ne vivons que pour et par cette relation. Toi, pour quoi, pour qui, par qui vis-tu ? »

Bien serrées entre elles, elles prennent chacune leur place, laissant une place pour l’autre, formant des îlots de couleur dans le décor : couleur de joie, couleur de ciel (certaines sont jaunes, d’autres bleues). Je les entends me dire : « Toi, fais-tu partie d’un groupe positif, joyeux, rayonnant où les membres, bien soudés par des valeurs profondes, laissent à chacun, chacune sa juste place? »

Elles sont vigoureuses! Le vent du nord-ouest les fouette souvent et cela renforce leurs tiges! Quand je néglige de les arroser, elles se couchent. Je désespère de les sauver, mais, quelques heures après leur avoir donné de l’eau, rien n’y paraît! Les revoilà toutes droites, épanouies! Elles me disent : « Toi, es-tu aussi résistante face à l’adversité? Oublies-tu aussi vite quand on t’a négligée? »

Régulièrement, j’enlève les fleurs fanées pour qu’elles ne prennent pas l’énergie des autres fleurs. Le but de cette plante, c’est d’offrir ses fleurs, pas ses fruits. Je pense à mon vieux papa de 98 ans. Il n’aimait pas quand j’enlevais les fleurs fanées. Moi aussi, avec l’âge, je fane un peu… J’aimerais transmettre ce que j’ai appris, porter plus de fruits. Elles me disent : « Si tu souhaites que ceux et celles qui viennent après toi prennent leur envol, toute leur place légitime, tu auras souvent à te tasser, à te taire, à collaborer à leur vision, surtout à celle des plus jeunes en responsabilité. Ils sont dans la fleur de l’âge. Tu as à trouver une autre façon de donner ton fruit, en prenant une place que toi seule peut occuper. »

Au printemps, elles ressuscitent! Une fois que l’hiver a anéanti toute vie dans mes boîtes à fleurs, de petites pensées réapparaissent, çà et là, dans la pelouse qui reverdit! Elles sont toujours là, minuscules signes lumineux! Elles me questionnent : « Toi, est-ce que tu crois que la vie continue après ce qui semble être la fin? »

L’été ne fait que commencer! L’automne venu, j’en aurai des analyses PRH à faire pour répondre à toutes ces questions…

Ginette Harvey, collaboratrice PRH

Des commentaires à propos de “4”

  1. Bonjour Ginette,
    Merci pour cette fraicheur matinale et ton propos qui interpelle mon humilité et la responsabilisation de ma vie. J’apporte tes pensées et tes questions avec moi. Elles me serviront à me regarder de plus près dès la rentrée.

  2. Merci Ginette, quel vent de fraîcheur de te lire. Vraiment invitant à regarder dehors et à tout apprécier lors de mes marches. Bon été!

  3. Bonjour Ginette,

    Comme j’aime ta réflexion sur tes fleurs. A marcher dans les bois, je remarque souvent les fleurs sauvages cachées qui sont là, à rayonner leur beauté, que quelqu’un les voit ou non. C’est comme si elles sont heureuses d’être ce qu’elles sont tout simplement, avec la verdure et les vieux troncs d’arbre autour d’elles.
    Par ton texte, tu m’invites à continuer d’apparaitre à ma couleur. Vive la beauté des différences!!

  4. Ginette, maintenant, toutes les fleurs me font penser à cette vie qui se déroulent en nous, autour de nous…
    Merci beaucoup pour ces belles réflexions que tu m’apportes!

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