JUSTE POUR LA BEAUTÉ DU GESTE…

« Simplement, comme les bénévoles de milliers d’associations, ils s’engagent pour la beauté du geste, afin que la réalité de demain ressemble un peu plus à leurs rêves d’aujourd’hui. »

Yves Duteil, La petite musique du silence

« …Ils s’engagent pour la beauté du geste… » Cette expression résonne de façon particulière en moi.

Yves Duteil commente l’engagement bénévole bien sûr. Mais en moi, cette phrase trouve un écho plus large; elle me parle aussi de l’acte humain engagé, de l’engagement tout simple d’une main tendue, d’un regard franc qui n’évite pas, d’un sourire donné. Autant de petits ponts relationnels vers l’autre.

Juste « pour la beauté du geste… »

Sans attente de retour.

Juste pour faire du bien… à soi, à l’autre.

Juste pour me faire du bien à moi pour que vivent mes réalités relationnelles, les réalités de partage, de proximité, d’inclusion qui habitent mon cœur, mon identité profonde. Tout ce qui fait mon humanité, mon être aimant. Ce qui fait que cela trouve un chemin d’actualisation pour un moment et que je me sente vivante de ma vie profonde.

Juste pour faire du bien à l’autre, pour briser la solitude, dire notre parenté d’humains et gratuitement lui donner un peu de joie, un brin de valorisation ou d’émerveillement. Tout ce qui, dans l’instant, naît en moi et que je lui offre.

Donner, m’engager dans de petits gestes tout simples qui sèment le partage, le réconfort et l’amour, je l’espère, autour de moi.

Juste « pour la beauté du geste… »

Claudie Saint-Roch, formatrice PRH

Une merveille trop souvent oubliée

Dès mon réveil ce matin, j’ai reçu un merveilleux cadeau : mes yeux et la faculté de la vue pour mener ma vie. Instantanément, ils me permettent de voir le temps qu’il fait à l’extérieur, de poser mon regard dans celui de l’homme que j’aime à mes côtés, de bien orienter mon geste pour prendre un verre d’eau sur la table de chevet, de me diriger vers la cuisine sans me heurter aux meubles, etc. Ils me donnent accès à toutes les formes de vie qui m’entourent et me permettent de les accueillir dans mon existence. Ils me permettent d’observer tout ce que la vie met à ma disposition et de bouger en toute liberté, sans même y penser. Grâce à mes yeux, je vais où bon me semble en marchant, sans me poser de questions.

La marche : autre merveille à conscientiser. Mon corps a développé le réflexe de la marche depuis mon enfance. J’ai la faculté de me déplacer à volonté et d’emprunter des rythmes différents pour me rendre ailleurs. Ai-je seulement conscience de la chance que j’ai de pouvoir me dresser en une posture verticale et activer mes muscles pour me mouvoir? Quand je marche dans l’allée de l’épicerie, au travail lorsque je rejoins un collègue à son bureau, en randonnée dans la nature, en me rendant à ma voiture, en montant les escaliers, en m’approchant d’un enfant, en voyageant, en me rendant à un rendez-vous, en passant la tondeuse ou en accompagnant mon parent vieillissant… je suis en train de vivre une liberté de mouvement inestimable. Et, chaque fois que je marche sur des surfaces de toutes sortes, sur un terrain accidenté, à travers les pierres, les hautes herbes, les dénivellations, ma cheville fait un travail incroyable. Elle est un chef-d’œuvre d’adaptation qui compense sans cesse pour que mon corps préserve son équilibre.

Je marche alors que d’autres sont dans l’impossibilité de le faire librement ou encore ne peuvent le faire qu’au prix de grands efforts en raison d’un accident subi, de complications du vieillissement, d’un handicap, de la maladie. C’est le cas de mon oncle, dans la trentaine, père de 4 enfants, ayant été enseveli sous terre dans une mine et qui s’en est miraculeusement sorti alors que son compagnon n’a pas eu cette chance. Il a été hospitalisé plusieurs mois entre 2 planches orthopédiques, comme dans le film « L’autre versant de la montagne »*, à regarder soit le plancher de sa chambre, soit le plafond sans pouvoir bouger. Les médecins lui avaient annoncé qu’il ne marcherait plus jamais. Grâce à son incroyable détermination, à de la physiothérapie intensive et à des appareillages adaptés à sa condition, il parvient aujourd’hui à se déplacer relativement bien en position debout malgré son handicap. Je peux vous assurer qu’il apprécie grandement la faculté de se déplacer et l’autonomie que cela lui procure. En lui, c’est une merveille qui lui est redonnée chaque jour de sa vie.

Et moi, quelle attention est-ce que je porte aux merveilles de mon corps?

Quelles richesses m’apporte-t-il pour vivre ma vie quotidienne?

Diane Plante, formatrice PRH

*L’autre versant de la montagne : Lors d’une descente, une jeune skieuse est victime d’un accident qui la laisse paralysée.

Jackpot

Ce serait pas merveilleux : on sonne à la porte.

Une lettre : « Vous êtes milliardaire à l’instant. »

Pourquoi pas tous les matins. Je suis unique.

Jamais il y a eu – n’y aura – un autre moi-même

Avec ses milliards de milliards de cellules, de bactéries…

J’existe.

Difficile à apprécier vraiment

Sans en être ébloui, en perdre la boule.

Flabbergasté par ce qui est,

Par une petite lettre innocente, Un petit cadeau,

Le sans bon sens cadeau d’exister.

Se l’offrir plus souvent… »

Marcel Sabourin, (Petits carnets de rien pantoute)

DONNER LA VIE À MON ENFANT

La naissance de mon enfant constitue un événement marquant dans ma vie. Toutefois, maintenant qu’il est arrivé en ce monde, puis-je dire que je lui ai définitivement donné la vie? En réalité, c’est là que commence le défi de lui donner et redonner la vie chaque jour de son existence.

MAIS COMMENT FAIRE?

D’abord, tout parent qui se questionne sur ce qu’il peut faire pour contribuer au développement de son enfant est un parent sur la bonne voie. Lire la suite… “DONNER LA VIE À MON ENFANT”