DÉCIDER : UN ACTE QUI ENTRAÎNE VERS LA PROMESSE D’ÊTRE SOI

Qui n’a pas exprimé au moins une fois dans sa vie : « Je le savais, j’aurais dû m’écouter »? Vous savez, ce genre de décision où, pour une raison ou pour une autre, nous n’avons pas suivi notre intuition, nous laissant un goût de regret ou de déception? Mais comment nous y prenons-nous exactement pour décider?

Voici différentes manières :

  • décider sur un coup de tête
  • choisir par devoir selon ce qui est logique ou établi
  • décider à partir des autres : « Qu’est-ce que tu ferais à ma place? »
  • toujours suivre ma première idée
  • décider à l’urgence, à la dernière minute
  • écouter mon cœur ou ma tête?
  • prendre une décision réfléchie avec une longue analyse des faits
  • faire la liste des « pour » et des « contre »
  • ne pas décider et attendre que les choses s’arrangent
  • tirer à pile ou face
  • remettre ma décision à l’univers
  • décider impulsivement, sous le coup de l’émotion
  • m’en remettre à la volonté de Dieu
  • décider selon mes habitudes
  • écouter les intuitions qui montent en moi
  • remettre mes décisions à plus tard
  • être un éternel indécis, craignant de manquer quelque chose
  • à partir de l’image que je veux donner aux autres, par peur de ce qu’ils vont penser de moi
  • chercher les compromis, une solution gagnant-gagnant
  • etc.

Peut-être vous êtes-vous reconnus dans l’une ou l’autre de ces manières de décider ou votre méthode est peut-être toute autre?

André Rochais, fondateur de PRH, affirmait : « AUCUN ACTE N’EST NEUTRE. IL EST OU IL N’EST PAS DANS LE SENS DE MA CROISSANCE ».

Cette affirmation radicale de sa part nous plonge dans l’importance de l’acte de décider dans notre vie. Après tout, devenir pleinement qui nous sommes dépend de nos décisions. Mener une vie significative qui nous ressemble dépend de la qualité de nos prises de décisions. Là où je suis présentement dépend des décisions que j’ai prises par le passé. Là où j’irai dépend des décisions que je prends actuellement.

L’entraînement à la prise de décisions est une clé fondamentale de la psychopédagogie PRH. Il y a, dans la personne humaine, un lieu de référence interne favorable à notre croissance que notre intelligence peut s’habiliter à reconnaître. Cette référence interne, que l’on nomme la conscience profonde, est en quelque sorte une boussole qui nous invite à la liberté la plus existentielle qui soit : celle de manifester le reflet de notre identité.

« Elle est la traduction en termes d’appels de ce que nous sommes destinés à devenir dans la ligne de notre identité foncière ». (p. 109, La personne et sa croissance)

« C’est la solitude fondamentale de la personne qui, étant unique, se trouve engagée sur un chemin unique, avec une loi unique : celle inscrite en son être ». (p. 108, La personne et sa croissance)

Apprendre à décider est un chemin de personnalisation fabuleux qui entraîne vers la promesse de ma différence et ma singularité. C’est là l’occasion d’exercer ma liberté pour manifester mon originalité, mon unicité. Je suis alors le pilote de ma voiture pour tracer ma propre trajectoire de vie dans la voie que je sens bon d’engager.

Savoir décider est un atout gagnant pour mon bonheur. C’est l’acte qui me pousse à me définir davantage et à me prononcer sur qui je suis. Celui qui m’invite, en quelque sorte, à déclarer mon identité et à utiliser ma faculté d’agir selon ma propre volonté, non par égoïsme, mais par cohérence à qui je me sens être. Apprendre à décider, c’est assumer l’entière responsabilité d’opter en faveur de ma vie pour l’amener vers sa réussite.

PRH, école de formation, est en mesure de vous accompagner dans votre apprentissage à vivre des prises de décisions constructives. Différentes activités seront offertes dès cet automne dans plusieurs régions pour vous permettre de progresser sur ce thème. N’hésitez pas à consulter notre site Web pour les découvrir ou encore à vous procurer notre plus récent livre « Savoir décider, un atout gagnant ». Vous avez également la possibilité de recourir à un accompagnement individuel si tel est votre besoin.

Soyez les bienvenus à interagir sur notre blogue!

Que vos décisions vous conduisent de plus en plus vers la liberté d’être vous-mêmes!

Diane, Plante, formatrice PRH

Vivre sans attendre de l’autre… rêve ou réalité?

Vous est-il arrivé d’avoir ce rêve, celui de ne plus avoir d’attentes envers l’autre parce que lorsqu’il n’y répond pas, vous réagissez mal? Vos besoins vous questionnent-ils, à savoir ce qu’il est juste ou pas d’attendre de l’autre? Dans le livre La personne et sa croissance, il est écrit : « Il n’y a pas de croissance sans le concours des autres », alors comment identifier ce qu’il est légitime ou non d’attendre de son conjoint, de sa conjointe, de son ami, amie, de son frère, de sa collègue?

Ce que j’ai appris avec la formation PRH, c’est que mon dynamisme de vie est un mouvement de sève intérieure qui, comme pour l’érable au printemps, a comme objectif de favoriser la croissance de l’arbre. Pour moi, ma sève intérieure, c’est de vivre mes forces, mes aptitudes par des actes gratuits allant vers l’autre ou vers les autres. Cela peut être une force physique et ma générosité pour déménager un ami, vivre ma créativité pour organiser une fête ou accompagner une personne dans ses apprentissages. Je vis alors un mouvement naturel de donner sans attendre. Cette manière de vivre mon élan de vie m’aide à devenir qui je suis, à déployer ma personnalité et me procure du bonheur.

Un autre mouvement de croissance est celui d’exprimer mes besoins et d’accueillir la réponse qui m’est donnée. Comme une plante qui a besoin d’eau, de soleil, etc. pour croitre et advenir, j’ai aussi des besoins d’être reconnue, crue, vue, aimée ou soutenue. Par exemple, si je vis une situation difficile au travail, je demande de l’écoute à un ami pour être soutenue, pour mieux me comprendre. Si j’ai besoin de recevoir de la tendresse, je demande d’être serrée par un proche, d’entendre un merci de mon partenaire, de mon enfant pour le repas préparé. Si une personne effectue un retour aux études, un changement d’emploi, elle a l’attente que son conjoint ou sa conjointe croie en elle, la soutienne dans les tâches de la maison. Voici autant de besoins tout à fait légitimes. C’est une réalité : attendre de l’autre une réponse à certains besoins ajustés est légitime.

Que se passe-t-il lorsque l’autre ne répond pas à mon besoin, ou n’y répond pas comme je souhaiterais? Il se peut que se déclenche en moi une réaction telle que de la déception, de la frustration qui ne m’entraîne pas dans une coupure avec l’autre. Je suis dans une réaction humaine encore là ajustée face à la non-réponse à mon besoin. Cependant, si je vis de la frustration, du silence, de la bouderie, de la colère ou une coupure avec l’autre, et que ces réactions durent, cela m’indique que je suis possiblement dans une attente disproportionnée de la réponse à mon besoin. À ce moment, il se peut que des événements de mon histoire relationnelle récente ou passée aient laissé une marque qui me fragilise dans ma solidité personnelle et ma maturité affective. Ces fragilités m’appartiennent et peuvent être traversées.

« La vie humaine procède d’une relation. Elle ne peut subsister que grâce aux relations »*. Je m’engage à y participer pour mon bonheur et celui de ceux que j’aime. J’ai donc appris à cesser de rêver de ne plus avoir d’attentes et vivre mes attentes de manière plus réaliste. Connaître le contenu de la sève intérieure que sont mes talents, mes forces me permet d’agrandir ma zone de solidité et de mieux faire face à mes réactions lorsque l’autre n’y répond pas. J’ai appris et j’apprends encore à exprimer mes besoins légitimes. Je continue à jardiner en décelant ce qui est juste ou disproportionné dans mes réactions face à l’autre et sa manière de répondre ou non à mes besoins. C’est ma responsabilité de découvrir mon potentiel et de l’actualiser. C’est aussi ma responsabilité de faire la clarté sur mes réactions ou mes attentes exagérées et de me faire aider au besoin.

Quelques questions pour observer votre expérience :

  • Quelles sont mes poussées de sève intérieure qui m’apportent du bonheur et le sentiment de vivre ma part sans attendre en retour?
  • Suis-je capable de reconnaître mes besoins et de les exprimer?
  • Quelles sont mes réactions lorsque l’autre n’y répond pas ou n’y répond pas comme je m’y attends?
  • Est-ce que je peux identifier une piste d’action à entreprendre pour vivre de manière plus réaliste mes attentes face à l’autre?

Ce phénomène des besoins et des attentes est exploré dans différents parcours de formation. Voici les liens vers la dimension Vie affective et relationnelle et Vie de couple du site Web de Formation PRH qui concernent ce thème.

Martine Préville, formatrice PRH

* La personne et sa croissance, page 133

Me brancher sur du solide en moi pour rester en équilibre!

Dans des conversations avec les gens autour de moi, j’entends régulièrement ces expressions : « J’ai besoin de me connecter, de me vivre ‘’groundé’’, « La vie va trop vite, je n’ai même plus le temps de décider ce qui me va et ce qui ne me va plus; j’avance par automatisme, par obligation de ceci, de cela… » Et, une question m’est souvent posée : « Mais comment fait-on pour se connecter à soi? »

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On ne compare pas des pommes avec des oranges

Vous est-il arrivé, devant la rapidité d’exécution d’une personne, de vous trouver lent? Ou encore, en présence de quelqu’un qui exprime sa passion pour son travail, un hobby, de trouver ordinaire la valeur de votre quotidien ou de votre vie? Si oui, vous êtes tombé dans le piège de la comparaison en vous dévalorisant, en mésestimant ce que vous êtes au lieu de reconnaitre ce qui vous caractérise comme personne. Cependant, comme le dit ce proverbe québécois rempli de sagesse : « On ne compare pas des pommes avec des oranges ».

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Accéder à ma joie par le chemin de mes engagements

Dans notre parcours de vie, il arrive un moment où nous ressentons vraiment que notre capital d’énergie a des contours. Nous pressentons alors, sans trop vouloir y consentir, que nous commençons à frôler nos limites d’énergie et, tant mieux si ce n’est pas par la maladie, que nous acceptons de nous rendre à ce réel.

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