changement de comportement

Engager le changement ne va pas toujours de soi!

C’est l’heure du dîner à l’unité 4E pour Martin, Paul et Karine. Ils se retrouvent ensemble au salon des infirmières et des infirmiers pour reprendre leur souffle. Le groupe des étudiant.e.s en soins infirmiers, présentement en stage à l’unité, leur donne un bon répit. Chacun.e s’adapte avec bonheur aux étudiant.e.s en partageant les tâches et en laissant vivre le ou la pédagogue en eux, en elles pour transmettre leur savoir-faire. Il faut dire que, ces derniers temps, l’adaptation aux changements dans leur vie familiale n’est pas si facile que cela à vivre.

Après s’être versé un café, Martin, père de famille de trois jeunes enfants, commence la conversation. « C’est donc difficile de plaire à tout le monde. À la maison, on était bien avec une routine ralentie depuis l’année passée. Avec la reprise des activités, les jeunes ne veulent rien manquer. On dirait que la routine familiale est plus chargée qu’avant la pandémie! Moi, je ne veux plus courir comme on le faisait avant. »

Martin se tait, mais, en lui, la réflexion se poursuit : « J’aime tellement prendre mon café sans me presser les fins de semaine avec Sarah ou encore traîner au lit. Ça pourrait être une belle occasion d’enseigner aux enfants à faire des choix. Je pourrais demander aux jeunes de choisir une ou deux activités parmi tout ce qu’ils font en ce moment. Dans le fond, ils ont aussi à apprendre à prioriser plutôt qu’à s’éparpiller. Ouf! Je ne sais pas comment ils réagiraient face à cette nouvelle façon de faire; ils aiment tellement nos activités en famille. »

Paul, un peu plus vieux que Martin, vient s’installer tout près de lui et poursuit : « Je te comprends, moi aussi je me sens tiraillé! Ma femme et moi avons trouvé un chalet à la campagne. Elle veut y emménager à temps plein maintenant que nos jeunes sont à l’université. J’aime bien l’air frais et la liberté d’être dans la nature, mais c’est loin pour voyager après un quart de nuit. On y pensait pour notre retraite. Ma femme m’a reparlé hier soir de devancer le déménagement… Je me sens stressé de précipiter ma retraite, puis j’ai besoin de regarder nos finances. Ma femme, elle, a la tête pleine de projets et de voyages. Moi, j’aime bien notre petite routine. À bien y penser, je ne suis pas prêt à prendre ma retraite tout de suite, même avec tout ce qui se passe à l’hôpital. Je suis bien, moi, ici! J’aime encore ce que je fais. Elle, elle peut se virer de bord sur un dix cents, puis tout tombe en place. Moi, ça me prend bien plus de temps que ça pour vivre un changement! »

Assise confortablement sur le divan, Karine, mère d’une jeune famille, écoute, mais se retient de partager. Elle saisit bien, en elle, qu’il n’y a rien comme avant… Depuis le début de la pandémie, son mari est en télétravail et passe beaucoup de temps avec les enfants. La gardienne prend soin de la maisonnée et des enfants selon les besoins de la famille. Karine aimerait être présente autant que son conjoint auprès des enfants, mais ne peut se décider à travailler à temps partiel ou encore à poursuivre ses études. Elle veut progressivement monter les échelons vers des postes de gestion et se dit qu’il faut bien qu’elle soit sur place régulièrement. Avec tous les changements au travail et à la maison, elle se sent tiraillée intérieurement.

Martin voit Karine perdue dans ses pensées. « Tu es bien loin Karine, ça va? ». Karine : « Ah oui… je pensais aux étudiant.e.s. On est bien chanceux de les avoir avec nous! » Dans sa tête, elle voudrait bien que les choses bougent plus vite, mais réalise qu’il y a des choix et décisions qui nécessitent du temps et doivent mûrir avant de s’actualiser.

Josée, préposée à l’entretien ménager, les entend discuter, puis ajoute : « En tout cas, depuis le déconfinement, il y en a qui se promènent! Moi, je ne suis pas capable. J’ai peur d’être en public, d’attraper la COVID ou de la transmettre à d’autres. » Pour Josée, le déconfinement n’est pas facile. Elle fait de l’anxiété et réintégrer les activités courantes dans sa communauté lui cause de l’angoisse. Elle fait encore livrer son épicerie. Pourtant, elle sait que, moralement, ça lui ferait un grand bien de revoir ses amis plus souvent et de reprendre ses soirées de yoga avec les filles au Club Fit Plus.

 

Facile le changement?

Il y a de multiples facteurs hors de notre contrôle et d’autres sur lesquels on peut agir.

Le changement est un défi qui demande du temps, de l’acceptation et du mûrissement.

Voilà quelques pistes qui peuvent faciliter l’adaptation au changement :

  • Me mettre au clair avec mes besoins pour bien vivre le changement;
  • Accueillir mon rythme personnel et celui des autres;
  • Garder une communication ouverte, malgré mes résistances au changement;
  • Chercher, ensemble, une façon d’avancer en tenant compte des besoins de chacun.e;
  • M’adapter aux réalités du milieu sur lesquelles je n’ai pas de contrôle en m’appuyant sur mes forces;
  • Prendre soin de soi et les un.e.s des autres pour engager le changement.

 

Comment avancer avec respect dans notre cheminement et celui des autres?

Il est bien normal d’avoir des résistances, des difficultés et des lenteurs face au changement. C’est humain! Certains changements sont plus faciles à vivre que d’autres. Puisqu’on réagit tous différemment, ce peut être un choix constructif pour sa vie que de vivre le changement comme un processus de croissance en s’offrant un temps de réflexion et d’introspection.

PRH vous offre un atelier pour grandir en liberté afin de bien vivre les changements du déconfinement.

Pour plus d’information :

https://formationprh.ca/atelier-demasquez/ 

Formation PRH Québec-Canada

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